Quand les nerfs s'en mêlent...
(Tout va pour le mieux en ce moment.
C'est pour cela que dans la loi des séries, mon nerf sciatique a décidé de quitter son emplacement habituel pour se loger entre la peau de mon dos et les os qui se trouvent constituer ma colonne vertébrale.
C'est aussi pour cela qu'une douleur horrible irradie ma fesse et ma jambe gauche depuis une dizaine d'heures.
C'est pour cette même loi que ma chiro se trouve en vacances depuis trois jours et qu'elle ne rentre que lundi.
C'est pour ca que la seule cops qui sait remettre ca en place est en train de coacher des petites gymnastes prometteuses à une competition a l'autre bout du monde. (Bon ok les USA ne sont peut être pas géographiquement "l'autre bout du monde", mais quand même.)
C'est dans la même optique que je me suis deplacé ce nerf suffisament tard pour que toutes les pharmacies soient fermées et que je n'ai evidemment aucun Doliprane ou substitut portant un nom approchant à la maison.
Le nerf sciatique est le nerf le plus douloureux qui soit au monde je pense.
J'ai mal. Très mal. Debout couchée, assise, aucune position ne me laisse de répit.
Je ne sais pas quoi faire pour penser à autre chose.)
J'ai les nerfs qui lachent. Je voudrais que ca bouge, je voudrais que ca evolue mais la situation reste sensiblement la même.
Je voudrais tellement de choses qui semblent de plus en plus inaccessibles alors qu'elles etaient encore a porté d'orteils il y a quelques semaines, quelques mois... Je ne sais plus.
Je suis nerveuse et pourtant empatée dans une incapacité monumentale à me decider a prendre cette decision, pourtant seule qui s'impose, de plus en plus claire, de plus en plus nette, de plus en plus précise, de plus en plus évidente de moins en moins evitable a l'horizon.
Je ne veux pas et ne peux pourtant faire autrement. Je ne peux m'y résoudre et ne peux pourtant plus envisager de continuer comme ca. Je sais ne pas avoir d'autres choix mais ne veux pas le voir.
Je prends l'évidence et la cache sous un tas de raisons opposées plus evidemment mauvaises les unes que les autres.
Je m'entête dans une voie qui ne veux pas de moi et qui pourtant m'apelle, m'attire et me rejette de toute sa force.
Je m'autodetruis.
C'est dit.
Je le sais et feins de ne pas le savoir. Je le vois et cache mes yeux derrière des mains aux doigts ecartés pour pouvoir pretendre ne pas l'avoir vu.J e l'entends et crie pour ne plus l'entendre. Comme si ca devait changer l'ordre des choses.
La vie est ainsi faite que je ne vivrais jamais de la seule chose qui me fait vivre.
Comments
Je ne suis pas du milieu, et je vais peut-être dire des trucs qui vont te paraitre des conneries. C'est vrai que ce qui t'est arrivé, et dégueulasse, révoltant, et c'est un coup de malchance tellement énorme, qu'il n'y a pas de mots pour en parler. Mais pour une passionnée comme toi, pourquoi de la même façon un coup de chance énorme ne pourrait-il pas arriver ? En tous cas, fume si ça te fait du bien, mais continue à croire en toi. la vie, même avec ses immenses gâchis, épreuves, tragédies, vaut la peine d'être vécue.
Allez,
Si toutefois cela n'était que la goutte d'eau qui fait déborder le vase, songer peut-être à ton intelligence, ta capacité à la curiosité sur d'autres domaines ; penser peut-être que la danse est une énergie, une joie de vivre et se demander à quel moment en faire sa vie à tout prix conduit à dégrader ce qui fait la motivation initiale. Je ne dis pas que cela devrait se faire sans regret lancinant, et je sais bien que "danser pour son plaisir" signifie abandon d'une grande maîtrise de son corps, de sa malléabilité, d'un rythme de vie particulier, et surtout de la scène - il est difficile de trouver un endroit où exister aussi intensément. Ne renonce pas- si tu dois arrêter, décide le et fais en sorte de le vouloir vraiment. Mais peut-être parles-tu sous le coup du découragement ; la douleur n'est pas l'état le plus propice à la réflexion ( puisque l'on n'a envie que d'une chose, que cela s'arrête) - arrêt de la douleur ou de la danse ?
Tous mes voeux de santé, d'abord, et de fermeté d'âme ensuite (quoi que tu décides, cela est dur et demande une grande ténacité pour faire un choix et surtout s'y tenir sans être dévoré par les regrets).
Ed> tu as toujours le mot juste, quoiqu'il se passe...