Ensemble, c'est tout...
L'Allemagne, L'autriche, la Suisse? Je ne sais plus ni ou je suis, ni ou je vais.
Italien, Ukrainien, Bulgare, Anglais, Français, je commence des phrases dans une langue, les finis dans une autre et intercalle quelques mots d'une troisieme...
Ballet Classique de Paris... Nous sommes trois françaises, et je suis la seule Parisienne... Si l'on peut dire.
Je me laisse porter, Reveil dans un hotel different chaque matin, petits dejeuners qui se suivent et se ressemblent, on se fais un petit shandwich a grignoter dans la journée, bus.
Puis, Maquillage, coiffage.
Puis scène : classe "enlevez les barres!", puis "merci pour le chauffage les enfants" applaudissements. Mise en place.
Puis on sort les costumes de leurs caisses, on les place pour les changements rapides.
On s'habille, gorgée d'eau, petit café, cigarette, vite fait bien fait cachées dans les toilettes, et on y va!
"Seien Sie Fertig?" (Oui la technique est en Allemand!)
"Musique, Rideau."
Saluts, rideau.
Retours des costumes dans les malles, rhabillage.
Bus.
Nouvel hotel, nouveau numéro de chambre.
Lessive, douche.
On mange une soupe instantanée et au lit.
Parfois une longue conversation, parfois un film si on trouve une chaine française ou italienne (Ma colloc est italienne et caractèrielle. Mais j'l'aime bien. Heureusement après tout ce temps d'ailleurs, sinon nous nous serions certainement entretuées.) Nous devons tous vivre les uns avec les autres, les uns sur les autres même parfois. Je m'adresse aux Bulgares avec mes quatres mots de russe, aux anglais en italien, et aux Italiennes en bulgare. Ils s'adresse à moi tantôt dans une langue, tantôt dans l'autre. On en rit. On s'insurge ensemble des classes de trois heures a fond la caisse lorsqu'"elle" sait que trois spectacles nous attendent dans la journée.
On gueule chacun dans notre coin lorsqu' "elle" a la flemme de nous donner la classe et qu' "elle juge trop fatiguant de se deplacer pour nous dire de nous chauffer seuls.
On s'amuse dans le fond du bus avec des bouteilles de vin chaud que l'on boit froid. Dans toutes les langues, une grimace qui veut dire que c'est degueulasse.
On dort des heures, dans le bus, sous des couvertures achetées pour deux euros 99 a KIK avec des oreillers volés dans les hotels. Les pauses reglementaires du chauffeurs nous permettent de descendre acheter des cigarettes et des cafés a la station service, pour mieux aller se rendormir dans notre petit coin!
Petites habitudes qui se sont installées sans que nous nous en rendions compte.
Cette tournée a instauré une routine dans ma vie. Exactement tout ce que je ne pensais jamais éprouver.
Même si chaque spectacle est différent, chaque théâtre, chaque ville... C'est toujours le même déroulement de la journée. Ce qui devient lègèrement lassant.
Mais j'aime ça.
Et c'est exactement pour ca que je vis.
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