Comment vais-je bien pouvoir apeller cette note?
J'aurai voulu faire une prépa Lettres juste pour faire de la philo à fond.
Et que quand je lis Aleks et Mimy, quand j'écoute Fraize bah j'avoue, je suis jalouse!
J'aurai voulu faire une école de journalisme parce que j'aime écrire( même si mon style est ... comment dire? Même si je n'ai aucun style) et que j'aurai aimé beaucoup voyager et profiter pour visiter les pays etb me renseigner a fond sur leur histoire. Et puis j'aurai fais des sejours gastronomiques en Italie et en Asie (oui dans tous les pays d'Asie)
J'aurai aimé savoir coudre pour me créer mes propres vétements parce que je ne trouve jamais rien qui me plaise réelement et qu'en plus j'aurai pu mettre des étiquettes 34 sur toutes mes fringues.
J'aurai aimé être brillante (de préférence en philo et en littérature...) quelque part.
J'aurai aimé reussir un truc très bien dans ma vie, j'aurai aimé faire des jaloux, mais par dessus tout j'aurai aimé être fière de moi.
J'aurai aimé être plasticienne... Juste parce que ca me plait cette multitude de solutions qui s'offre à moi avec juste deux cailloux et trois bouts de ficelles.
J'aurai aimé être écrivain.
J'aurai pu (du?) faire une école de commerce parce que je suis par définition commerciale dans l'âme (sisi c'est vérifié... Sauf quand il s'agit de me vendre moi même!)
Au lieu de ça, je me suis consacrée à la danse, corps et âme, depuis quinze ans (non je suis pas encore vieille!), j'ai une technique merdique, un artistique... très intérieur, un physique batard (trop grande pour l'Opéra, trop ptite pour Le Moulin, trop grosse pour le classique, trop maigre pour le contempo, pas assez musclée pour le jaz ou le hip-hop), pas d'endehors, pas de pied, pas de jolis bras, un dos mou, les genoux pas rentrés, presque cagneux, des molets en beton et de l'arthite... Je pleure regulièrement, doit surmonter trois échecs par jour et me remettre au régime tous les quatre jours (enfin si j'en faisais un jusqu'au bout aussi). Je galère pour le loyer, je galère pour les amitiés, je galère avec moi même.
Mais pourquoi ai-je l'impression de foutre ma vie en l'air?
Comments
Je mourrais aussi pour publier quelque chose. Mais la phase de l'écriture préalable de la dite chose pose un peu problème.
Quant à ta dernière question, mais enfin ma grande, la galère et la vie ne font qu'un ! Enfin enfin ! Bon, non, c'est un peu décourageant. Le truc, c'est qu'on doit bien avoir 80% de galères contre 10% de neutre et 10% de moments cools. Avantage premier : par contraste, on est censé apprécier les moments cools davantage que si on avait que ça. Avantage second : Au bout d'un moment, logiquement, on devrait avoir moins de galères puisque prendre de la distance : Oooh, j'ai un découvert de cinq mille euros, boarf, j'ai connu bien pire, hahaha ! D'où la véracité incontestable de la maxime "ça ira mieux demain". Si si.
Allez, on y croit, on arrête de se déprécier à outrance et sans aucune base solide ni crédible, et on essaye de se rappeler aussi ce qu'on disait il n'y a pas longtemps à propos d'échecs et de choix. La danse, dis-moi, il me semble pas que tu l'aies choisie par dépit, si... ? ;)
D'où que je fais partie d'une "compagnie"-association montée avec des amies dont certaines sont profs de danse. Notre prochain spectacle est à Saint-Tropez le 28 février, on va bien se marrer (si jamais tu es dans les parages^^) .
D'où aussi qu'il y a intérêt à ce que ça marche dans les lettres. J'aimerais savoir écrire, j'aimerais publier. J'aimerais savoir dessiner et peindre. J'aimerais chorégraphier. J'aimerais danser sans cesse. J'aimerais aussi ne pas avoir à employer le conditionnel pour dire tout cela.
D'où aussi que je t'envie - sans pour autant me plaindre (rectification : sans avoir l'intention de me plaindre). ^^