But... *Ou est l'espoir quand le rideau est tombé?*
It's done.
Je ne trouve plus les mots en français alors ca vient dans d'autres langue.
Un goût âpre au fond de la gorge. Sensation de trop tard, ce qui est fait est fait, ce qui est fait n'est plus à faire. Ce qui est fait n'est surtout pas à refaire.
Alors oui, bien sur, on ne peut pas tomber plus bas que terre, et de là on peut toujours se relever. Sauf peut être, quand on est dejà enterrée vivante.
Quelle belle connerie. Sono non presta. Non presta! Andato et basta. Tutto finito. Que Stupida stronza fato.
Quelle idiote. Je découvre beaucoup de choses sur moi, en moi, ces derniers temps. Beaucoup de choses difficiles à admettre. Comme à quel point j'ai pu blesser, décevoir.
A quel point je suis finalement vide. Faible. Fragile.
"Peut être que tu es partie trop tôt de la maison. Il te manque les bases les plus évidentes. Une certaine confiance en toi. L'humilité d'accepter que tu ne peux pas, ne sais pas, tout faire seule. Accepter que tu peux demander de l'aide. Ou même juste de conseils."
Quelques phrases qui m'enferment dans mon chagrin et mes réflexions, en long, en large... Et en travers (Devrais-je dire De travers?)
Je me braque, conteste. Et finis par pleurer. C'est la preuve. Ben oui. Mais ce qui est fait est fait et on n'y peut rien. On ne peut pas revenir en arrière.
("I, I am the best ballerina of the American Ballet Academy. And you? Who you are? Nobody!!)
Est-ce que j'essaie d'assumer quelque chose que je ne peux pas? Quelque chose de trop fort? Trop important?
Qu'est-ce que je veux? Pourquoi je le veux? Et surtout, une fois que je l'aurai?
Grand nettoyage de printemps. Ca me rapelle ma "periode blanche"...
Je les ai deçu. Ca y est c'est fait. A force de tout faire dans le but de ne pas les decevoir, j'ai fini par le faire. Et comme toutes les choses que je fais, en toute splendeur.
J'ai perdu a mon propre jeu. Mis la barre trop haute? Une jambe sur la barre ne peut pas être la même hauteur qu'un pied dans la main. Il faut que j'apprenne a savoir ou sont les limites. Mes limites. Que je ne peux pas faire les mêmes battements que Guillem, pas les même pirouettes que Barysnikov, pas les mêmes sauts que Noureev... Que je suis juste moi même, avec mes bras mon dos et mes pauvres pieds. Que mon atout n'est pas mon corps. Mais en fait je crois que je le savais dejà. Peut être pour ca que j'essaie tant d ele changer, pensant peut être qu'un beau physique me donnerait une belle danse.
Pensées crachées en vrac et jetées en boule dans un coin. Mon cerveau est mort ce soir, et mes yeux aveugles pour quelques jours.